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Extraits de critiques sur les deux ouvrages:

FÊTES AU JAPON, HAIKU

(repris dans DE FÊTE EN FÊTE,  Folklore du Japon)

et FOURMIS SANS OMBRE, LE LIVRE DU HAIKU.

" un sens aigu de l'humour... léger et éblouissant" :

Michel Grisolia  (Le Nouvel Observateur, 29-7-78)

"Dans son choix de haïku directement traduits du japonais, Maurice Coyaud a pour mérite de s'effacer devant l'oeuvre, comme ce poète (Saryu) s'efface devant sa vision:
Le saule / peint le vent / sans pinceau ":

Pierre Sora  (Le Monde, 18-8-78)

" traduit avec finesse et humour"

Pierre Enckell (Les Nouvelles littéraires, 4-8-78)

" ce petit régal que nous offre l'anthologie-promenade de Maurice Coyaud, Fourmis sans ombre. Rêve-t-on plus belle définition du haïku? Tout dans cette balade est en finesse, en sourire, en légèreté. Le plaisir sur la pointe des pieds. Maurice Coyaud écrème les haïku les plus aigus, et sa traduction a su leur laisser cette saveur d'une langue qui vient d'ailleurs...A cent lieues des gros godillots de la discursivité théorique, Maurice Coyaud embrasse les haïkus du bout des lèvres, il les caresse, il joue avec eux. La fantaisie de ce voyageur amoureux se faufile dans les chemins vicinaux, elle chausse les savates des poètes, elle bourdonne de mille bestioles, elle dévore les croissants de lune et dessine les accents des paupières - autant de petites choses, des riens à la lettre, qui font le haïku. Tout un monde est là, sans sillage, une liturgie du vide. Pour le dire, Maurice Coyaud a mis dans le mille"

André Clavel (Le Journal de Genève, 29-7-78)

"Vos haïku m'ont ravi ".    

Claude Lévy-Strauss (lettre du 13-1-78)

"...ces haïku, lus avec un très vif plaisir; j'ai admiré la nudité si réussie de la traduction, qui retire ce genre de toute connotation de "poésie légère" et lui redonne sa force essentielle" :

Roland Barthes (lettre du 14-2-76)

" J'ai lu avec ravissement votre recueil de haïku, qui mettent en évidence...le côté pieds-nus-légers-rieurs...du Japon" :                        

Claude Roy (lettre du 23-6-78)

"J'ai bien aimé votre Fêtes au Japon qui  apportent au haïku ce support du vécu, qui est sans doute la plus utile des initiations à cet art du silence et de l'économie dont notre monde a tant besoin" :                                             

J-M-G. Le Clézio (lettre du 28-7-78)

"...votre préface aux Fourmis, savoureuse et admirable, et d'un ton toujours juste":

D. de Margerie (lettre du 27-6-78)

Le livre du haïku : il s'agit d'une poésie économe, d'une souple liberté dans la contrainte (5-7-5 syllabes). ..La traduction est capitale. Elle doit éviter tout bavardage, emprunter des chemins de traverse pour aller au plus court...Maurice Coyaud excelle à ce jeu, car il répond au principe des haikistes: être clair, concret, exact. ...Maurice Coyaud, pour lequel le genre n'a plus beaucoup de secrets, visite les domaines essentiels qui exacerbent les facultés d'écoute des haikistes. Il accompagne les haïkus de contes populaires...où le sucré et le salé font bon ménage. Il s'arrange pour adresser un hommage à Issa, son préféré, dont le laconisme souriant ravit:

Je sors
Faites l'amour à loisir
Mouches de ma chaumière

Il conclut son anthologie, qui prend parfois l'allure d'un essai comparatif plein de curiosité, de simplicité et de rigueur, avec un haïku anonyme, l'oeuvre d'un condamné à mort:

Le reste de ta chanson          
Je l'écouterai dans l'autre monde
Coucou

Lucien Curzi, L'Humanité, 14-9-78

Ce n'est pas pour rien que Coyaud avoue une prédilection pour Issa, un des maîtres du haïku, qui a largement utilisé dans son oeuvre sa longue fréquentation des puces:

J'ai emprunté ma chaumière
Aux puces et aux moustiques
Et j'ai dormi

Puces de ma hutte
Vous maigrissez
Vous faites pitié!

Il y a des instantanés géniaux:

Vieux chien
Le chant des vers de terre

Tu as l'air de l'apprécier

des déboulés cosmiques:

Splendide, la voie lactée
A travers les déchirures
Du mur

des croquis au hasard, et qui mettent dans le mille:

C'est sa sueur qu'elle vend
La courtisane
Quelle chaleur!

Qu'en est-il, à la fin, du haïku? Nous avons toutes les chances de rester à son propos comme le gamin décrit par Issa - faut-il s'en plaindre?

L'enfant essayait
De garder des gouttes de rosée
Entre le pouce et l'index


Gérard Dupuy, Libération, 9-10-78